LE SOUFFLE PRIMAIRE et autres poèmes de SALVATORE GUCCIARDO




Le souffle primaire

Les forces gravitationnelles
M’emportent
Dans le cœur d’une nova

Je fusionne
Avec l’essence sacrée
Dans le tourbillon
De la communion

Le serpent fossile
S’enroule
Dans le noyau primitif

Un éclat d’éclair
Serpente l’inconnu
Une irruption d’émotions
Sillonnent
Les terres chaotiques

Le souffle primaire
Vit en moi




L’ère nouvelle

Les mots s’endorment
Sur l’eau
Pour se réveiller
Dans le rythme
De la constellation

La symphonie des mondes
Suit le cycle des éléments

On amadoue
La horde nébuleuse
Pour faire renaître l’homme
De sa fugue volcanique

A l’orée de l’aube nouvelle
Le champ de vision
Déploie ses ailes incandescentes

L’énigme


L’image est multiple
Les couleurs pourprées
Naissent et meurent
Les nuées de soufre
Au cœur des nœuds

Les formes hybrides
Emprisonnent l’eau
Les semailles
S’habillent
D’hiéroglyphes

Lueurs vacillantes
Sur la scène du monde
Les habits ont désertés
La blancheur des corps






L’odyssée

On arpente les cieux
Pour atteindre
Les nervures de l’absolu

On emporte la pulpe des sentiments
Le tourbillon des sensations

On atteint
Le mont des parallèles
Le noyau du vertige

On lie nos fréquences
A la symphonie des anneaux
On associe le miroir de l’homme
A l’échelle du temps

Aux vibrations magnétiques
Aux métamorphoses éternelles
Aux tumultes du chaos



Entrailles

Aux confins des pôles
J’ouvre la grille du dialogue
Je traverse le rayonnement
De ton astre
La phosphorescence de ton essence
Les roches
Se dissolvent
Aux paupières de ton éclat

Ton souffle
Soulève
La dalle de la crypte
Je sanctifie
La source de tes seins
Le feu de ton hymen
La vulve de ton palais

J’évoque
L’origine
De ton monde
Et me réfère
À la comète aquatique
Pour noyer
Ton histoire
À ma naissance





Fusion

Le souffle gravitationnel
Donne naissance
Au chant grégorien

Au cœur d’une collision
L’instinct grégaire
Embrasse l’inconnu

Le noyau primaire
Envoi dans l’ego
L’essence absolue

La relation des éléments
Communique
Avec la racine formelle
Elle efface l’image ambiguë

Aux forges globulaires
La géographie des tentacules
Dessine un cercle bleu


Au sein de la spire nébuleuse
Le rayonnement
Transmet une efflorescence
La laitance du fluide
Pénètre l’utérus de la sphère

Une myriade d’atomes
S’accouplent
Dans les eaux du magma

La vie surgit
Du vagin de l’espace





Le grand théâtre

La pensée s’infiltre
Dans le sein de l’harmonie
Les corps phosphorescents
S’épanouissent
Dans la turbulence des images

Tout est structure
Dans l’empire mobile
L’éclat du tableau
Sanctifie l’être

Les lois de l’univers
Sont le support de l’homme
Ses valeurs
Définissent notre identité

Toute énergie
Nous vient d’en haut
Nous sommes un grain de lumière
Dans le grand théâtre
De l’espace infini





Le cratère

L’œil du cyclone
Embrasse les périphéries
Une flambée d’éruption
Emane du cratère

Je vois apparaître
De la profondeur du gouffre
Les chevaux de l’apocalypse
La horde sauvage
Arpente
Le territoire des anges
La nuit révèle
L’identité du monstre

On embrasse l’effigie des icônes
Pour rassurer la conscience

Les flots des vagues
Endorment les pierres
On se laisse séduire
Par la beauté des îles

Le chant des oiseaux
Apaise le tourment
Des innocents



La lecture du monde

Une batterie d’éléments sensoriels m’envahit
Je visualise l’infrarouge
L’ultraviolet
Dans la profondeur
Du vagin astral
Je vois la lecture du monde
Au travers d’une structure fusionnelle

L’ange aux cheveux d’or
Traverse le chaos
Pour réchauffer
L’eau de la source

Le souffle des anneaux
Habite le temple de l’être

J’observe le miroir de l’onde
Pour redorer
L’image de l’homme

La pulsion des flammes
Anime la dualité de la bête
Sa semence nous harcèle
Et provoque le combat
Du jour et de la nuit

L’héritage du vent
On le porte en nous
Malgré la tension des ondes
On s’accroche aux branches des arbres
A la chevelure de la licorne

On hisse le drapeau
De l’espérance
Dans les bras pourprés
De l’apocalypse
Afin d’honorer
Le brassage des peuples



Géographie évolutive

Le halo de brume
Masque
Le visage de la sylphide
Le spectre
Emane de la tête du cheval

Il dépose
Une ombre ovoïdale
Sur l’axe de la sphère
L’animal s’évanouit
Dans la cartographie nuageuse
La vision est hallucinante
La masse agitée

Toute une énergie
Alimente
Des formes insolites

Un amas cellulaire
Surgit du geyser abyssal
C’est un souffle violent
Ejecté
Par la pulsion vitale

Tout est mystère
Dans la géographie évolutive
Les bras spiraux
Encerclent
Les corps en fusion






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