ÉMOTIONS TENTACULAIRES ET AUTRES POÈMES de SALVATORE GUCCIARDO

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Émotions tentaculaires
La terre était devenue
Fragile
Et turbulente
L’astre solaire donnait
Un dernier regard
Au baobab

L’écorce devenait friable
De même les  racines enfouies
Dans la profondeur
De la terre
Elles communiquaient
Avec le souffle de l’univers

Dans le gouffre
De la solitude
Faces aux vents
Des turbides
La spirale du néant
Enroulait  le corps frêle
Du poète

Seul
Face
Aux  ouragans
Il s’exposait
Aux tentacules
Du monde

Ondes magnétiques
Vibrations  planétaires
Energie primitive
Tout le mystère
Du cosmos
Dans l’infinitude
De l’âme


Émotions vibratoires
La nudité de l’âme
Dans sa splendeur d’orée
Grelotte

La chair opale
Et livrée
Aux fatras
De la vie

Sur le contour
Du  grain de sable
Le testament
Révèle
La fragilité de l’être
Les aberrances
Du guerrier
L’illumination du sage

Le climat ombré
Et lumineux
Révèle l’émersion
Du frisson fiévreux

L’émotion vibratoire
Evoque le parcours vacillant
Le mystère du moi

L’attrait
De l’être
Et un festin ambigu
Une féerie complexe
Un labyrinthe
Aux tentacules
Multiples



Ferveur blessée
Grelots d’albâtres
Nuits blanches
Sur fond noir

Le sang de la méduse
Se répand
Sur l’écorce de l’orme

La nébuleuse aspire
Les soupirs du lys

Griffures du temps
Crépitement de feu
Magma astral

Les êtres invisibles
Fustigent
La ferveur
Des oppressés




La source lumineuse
La pâleur des couleurs
Était à présent apparente

Le teint délavé
La terre s’exposait
Aux caprices
De la nature

Conscient
De  sa nature
Éphémère

L’homme
En symbiose
Avec les forces
Invisibles
Embrasse les lèvres
De l’horizon

Résigné
Par la frivolité
Du monde
Le poète
Porte son regard
Vers la chevelure
De la comète

Il s’enivre
De la source
Lumineuse
Et communie
Avec l’énergie
De l’univers




Les semailles du temps
Embrasement aérien
Blanche volute
La ligne d’horizon
Embrasse
Le sfumato
De l’âme

Ballet d’écumes
Coquillage d’exil
Les semailles
Du temps
Sur l’eau vagabonde

La voix de l’univers
Au sein de l’étincelle
Le mystère
De la lumière
Aux sources argileuses

La fièvre verbale
Surgissant
Du gouffre abyssal
Tumultueuses émotions
Sur les récifs du jour

Les varechs en délire
S’endorment
Sur le sable de l’oubli

S’unissent les rêves
Sous la symphonie
Des lyres

Les êtres
Cherchent
La fervente lueur
Dans les dédales
De la nuit


L’attrait harmonieux
L’appât de la mort
S’estompait
Dans l’épaisseur
Du brouillard

La courbe ascendante
Se mêlait à l’onde sereine
Pour échapper
À la rougeur du magma

L’énergie est en nous
Dans la collision des sentiments
Dans l’essoufflement vibratoire

Au cœur
De l’harmonie lumineuse
Le chaos
Est un festin hétéroclite
Un jet de violence
Qui aspire
À la jouissance créative
À la fusion des contrastes

Notre nature obéit
Aux lois
De l’ordre établi
Et se soumet
Aux caprices du temps

Chacun porte son fardeau
Dans le silence
On arrose son jardin
Pour oublier le désarroi

On se noie dans la masse
Pour faire surgir du néant
La chaleur d’une voix

Ivre d’éternité
On se réfugie
Dans les bras
De l’aube scintillante

La voix du gouffre
Se perdait
Dans le tourbillon
D’un amas d’étoiles
L’énigme cristallise
La beauté sereine
Seul
Face au monde
On se bat
Avec  les démons
De la nuit
Pour atteindre
Les ailes
De la béatitude

Le flot

Sur le testament
D’Orphée
Le lyrisme alluvial
Caresse
Le contour
De l’âme
Et cristallise
Le flot des sentiments
Dans la pénombre chaude

Particule de poussière
Dans l’alvéole lézardé
Les paupières
Mi-closes
Fixent
Les rais de lumière
Dans l’amas
Des feuilles
De l’arbre esseulé


Le rayonnement du rêveur

L’essence humaine
Patinée
Par le souffle
De l’homme
Brille de mille éclats

La spirale
De la vie                                                                                                                                
Métamorphose
La profondeur
De l’âme

Aux confins
De l’océan
Dans le ballet
Du silence
Les ombres
Se heurtent
S’empoignent
Se déchirent
Disparaissent

Dans le nœud
De l’éther
Le manteau
De  brume
Couvre
Les ailes
Du mystère

Touché
Par la grâce
L’assembleur
De rêves
Peint
Sur  la toile blanche
Le rayonnement
De la Lumière



Le visage
Sur le volume
De ton visage
Il y a le parcours
De ta route

Les traces
De tes pas
Les stigmates
De ton ombre
Les étincelles
De la lumière

Les méandres
Du  fleuve
Les racines de la terre
Les frissons de ton corps

Sur le volume
De ton visage
Il y a le souffle
De ton être
Les palpitations
De ton cœur

Le nœud
De tes émotions
L’oscillation
Des  vagues

Sur le volume
De ton visage
Il y a  l’écorce
De l’arbre
Le fruit de sa sève


L’âme fossile
Les grumeaux scintillent
Au sein de l’immensité
Et forment
Un amas d’îles

L’âme fossile
Est un miroir céleste
Un océan de solitude

La mémoire s’enrichit
De la géographie galactique

L’univers
Est un labyrinthe

Une énergie
Substantielle
Qui exalte
L’homme





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