SALVATORE GUCCIARDO

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C’est en se penchant sur l’œuvre d’Arthur Rimbaud et d’Amedeo Modigliani que Salvatore Gucciardo découvre ses dons de poète et de plasticien. À 17 ans, il a la révélation de sa passion poético-picturale. Son amour pour la poésie et la peinture l’incitera au fil des ans à créer une vision personnelle de l’homme et de l’univers qui l’aidera à se distinguer dans le panorama artistique et poétique.
Plusieurs personnalités littéraires et artistiques comme Aubin Pasque, Thomas Owen, Jacques Collard, Roland Villeneuve  s’intéresseront à lui et l’encourageront à s’affirmer en tant qu’artiste. Anita Nardon, sociétaire de l’Association Internationale des Critiques d’Art, lui consacre une monographie en 2002 Salvatore Gucciardo aux Editions Art In Belgium dans la collection « Traces de l’Art ». Ses poèmes et ses œuvres picturales sont publiés dans plusieurs revues littéraires, dictionnaires, anthologies, belges, françaises, italiennes  sur Internet et Facebook. Il a édité deux recueils de poésie «  Lyrisme cosmique »,  Editions Astro et « Méandres », Editions Chloé des Lys. Il figure dans l’Anthologie de poésie 2015 « Les Poètes et le Cosmique » de Jean-Pierre Béchu & Marguerite Chamon, Editions du Net, France, de même dans l’Anthologie de poésie 2017 « Les Poètes, l’Eau et le Feu » de Jean-Pierre Béchu & Marguerite Chamon, Editions du Net, France.
Salvatore Gucciardo,  peintre, poète, dessinateur et illustrateur autodidacte est né à Siculiana (Agrigento) Italie en 1947. Il vit en Belgique depuis 1955. Il a plus de 45 ans d’activités artistiques.  Ses œuvres ont été acquises par le Musée Royal des Beaux-Arts de Charleroi, le Musée des Arts Plastiques et graphiques de Mouscron, par la ville de  Bruxelles, la ville de Châtelet, La Province de Hainaut, la ville de Montermurlo (Italie), le Centre Culturel la Posterie à Courcelles, La Région Wallonne, le Musée du Bois du Cazier, Marcinelle.
Ses prix récents sont :

Lauréat de l’Artiste de la Paix 2015, Arte 74
En collaboration avec l’UNICEF et l’ONU, Italie.
Prix International Frédéric II  2015
Prix spécial de la Critique pour la Haute valeur Créative, Arte 74, Italie.
Prix International England Award 2014, Angleterre.
Prix Regards d’Auteur 2013, Italie.
Prix Ambassadeur de l’Art 2012, Italie.
Prix de l’Artiste International 2011, Italie.
Bienfaiteur des Arts et de la Culture 2009, Italie.
Prix Botticelli 2008, France
Prix Européen des Arts Léopold Sédar Senghor 2006, France.





Le souffle du vent

Les images
S’affichent
Sur l’écran de la vie
S’évanouissent
Sur la toile
Du néant

Malgré le fixatif
Que l’homme
Projette
Pour immortaliser
Son histoire
La main de l’homme
S’inscrit
Dans l’éphémère

Tout est dans
L’embrassement
Des accords
Allusifs
Dans le feu
De l’enjeu
Dans le miroir
Des illusions

On sacralise
Le rayonnement
Pour éterniser
L’image humaine

L’éternité
Se vocalise
Dans le souffle
Du vent






Evocation

Le souffle de nacre
S’enivre
Du son des cristaux

Tu embrasses
L’horizon
Pour dissiper
Les craquelures du vent

Tu évoques
La musique de l’aube
L’envol des goélands
Pour sublimer
Le bleu des îles

La symphonie
Des rêves
Au sommet des cimes



Savoir

Je connais la force
Des rafales
Les feuilles agitées
Le poids de la neige
Sur les branches fragiles

Je connais les soupirs étouffés
La chambre humide
La pluie  qui tambourine
Sur la vitre embuée

Je connais l’épaisseur de la brume
Couvrant de son voile
La nature endormie

Je connais les émotions  du rêveur  
Les soupirs de  la lune
Le regard  de l’indifférence

Je connais le volume
De la perle d’eau
Roulant lentement
Sur les joues  blêmes
De l’homme -enfant

Je connais la candeur
De l’inspiration
Quand le verbe se conjugue
À la chaleur de l’âme
Pour dévoiler
La richesse  humaine

Je connais le feu lumineux
L’éblouissement  de  l’être
La quête passionnelle
Pour atteindre l’absolu


Scintillement

Les rêves flamboient
Au cœur de la cendre
Et s’enroulent
Dans les rides du sable

Tourbillonnent
Les courbes
Dans l’écho
Des cavernes
Gorges déployées

J’aime l’ondulation
Des vagues
Lorsque
Le tambour
Épouse le vent
Et que la puissance
Du souffle
Musicalise
La spirale

Les étoiles frivoles
S’effritent
Lentement
En file indienne
Sous le regard
Des oiseaux
Migrateurs


Symphonie brumeuse

Dans la nuit
La rougeur de l’encre
Se pose sur la page marmoréenne
Et peint une géographie insolite

Des tâches noires colorient
Le violoncelle du musicien
Des notes musicales
Aux sons fluides et sombres
Embrassent
L’âme voilée

Des volutes brumeuses
Ornent
Le petit matin
Quand la bise
Fouette
Le visage
De l’esseulé

L’habit du saule
Se reflète sur  l’eau
Et terni la flamme
Du poète

L’oiseau de feu
Lorgne avec ardeur
La lumière
Qui scintille  
Dans les ténèbres


Tourbillon d’écume

L’écume s’agitait
Dans sa blancheur sphérique
Dessinant une myriade
De vagues
Aux cercles ondulants

C’étaient des chevaux
En furie
Poussés par un tourbillon
Inconnu

Ils se débattaient
Contre les forces hybrides

Langues fourchues
Jets en spirale
Déferlement
De mousses
Ondes agitées
Sur les berges
De pierres

Au loin
Le son musical
Du courant
S’éteignait lentement

La géographie écumeuse
Se dissolvait
Pour donner naissance
Au lit de la rivière
Sous le regard
Du saule pleureur


Vibrations

Epinglons le vent
Aux éléments

Refoulons la négation
Afin de caresser
Les ailes du savoir

On orchestre la fluidité
Pour faire surgir
Les émotions

Géographie obsidienne
Sur la nappe basaltique

Les volutes de fumées
S’évanouissent
Dans les bras de la spirale

Tout un peuple se réveille
D’un sommeil séculaire
Pour initier les enfants
Aux vibrations de l’univers


Tentacules

Le hurlement
Du vent
La nudité
De la plaine
Le  silence du sarcophage
La lourdeur du bronze
Le déracinement de l’arbre
Les rêves du corbeau

Toutes ces images   
S’entremêlent
Les unes aux autres
Comme des ronces
Provoquant des émotions

Les tentacules
De la pieuvre
Étreignent
Avec  force
Le corps chétif

L’être se  défend
Et se révolte
Contre la bête
Afin de se libérer
De l’agresseur


Terre ophidienne

À l’albâtre
De mes nuits
La pluie
Dévoile
Son manteau d’ambre
Et d’or

L’asphalte
Se dissout
Dans l’ardeur
D’un astre solaire

Je bois
L’eau du ciel
Tout en vénérant
Le nectar
De la figue

Poussière d’abeille
Fagot de sel
Et d’étincelles

Mes rêves
Les plus fous
Sont un amas
De nuages sulfureux
Un labyrinthe
De corps sphériques
Un torrent
Passionnel
Une terre ophidienne
Peuplée de femmes dénudées
Enlacées
Aux sublimes orangers


Pluie d’étincelles

Sur l’océan
De méandres
L’éclat de lumière
Inonde
La noirceur
Du monde

Élan d’amour
Les algues
En délire
S’unissent
Aux sphères
D’écumes

La musique
Océane
Stimule
L’homme
Au rêve
Eblouissant


Blancheur
D’astres
Les vertus
Diaphanes
D’une âme
Fervente



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