« J`ai un rapport de mère et fils avec la littérature» dixit SNAYDER PIERRE LOUIS

« J`ai un rapport de mère et fils avec la littérature» dixit Snayder Pierre Louis



Poète et journaliste haïtien, Snayder Pierre Louis partage son temps entre la lecture et l'écriture. En 2015, il a fait son entrée dans le monde littéraire avec la publication d'un recueil de poème en créole haïtien, titré "Kadans Kè". L'année suivante a marqué la publication de son second ouvrage, "Que les mots se souviennent", signé par les Éditions de l'art (son projet d'Édition). "Le mur blanc de ton nombril", son dernier ouvrage en date, est officiellement publié en mai 2017, chez GNK Édition, à Abidjan, Côte D'Ivoire.


Grégory Jean vous présente les idées de ce passionné de la poésie.


Grégory Jean: Bonjour Snayder Pierre Louis, c’est une vraie joie de t’interviewer!

Depuis quand commences-tu à écrire? Que signifie « écrire » pour toi? Et raconte-nous aussi tes premiers souvenirs liés à la poésie ?

Snayder Pierre Louis: Un grand plaisir de vous répondre. Guillevic a dit : « On naît poète. Il faut ensuite le devenir ». J`ai fait la connaissance du premier livre de poésie de l'auteur haïtien, Jeudinema, "GOUYAD LEGEDE" en 2012, et c'est à cet instant que cette envie pour la littérature a vu le jour. Mes premiers poèmes ont été écrits deux ans. J'étais grandement animé par l'envie de pouvoir enfin m'assigner le titre de "poète". D`une façon simple, je peux dire qu`écrire c`est la reproduction de mes paroles par des lettres. C`est pour moi un moment d'évasion, une manière de traduire la souffrance de l`humanité.

Grégory : Ton troisième ouvrage personnel, LE MUR BLANC DE TON NOMBRIL, est entièrement consacré à une femme. Que représente pour toi cette femme?

Snayder: Cette question ne m`étonne pas. (Rire). Je l`attendais.
Cette femme est la poésie à l'état pur. Ce texte est une manière de saluer la présence d`une amie. Je ne peux pas citer son nom, c`est (peut-être) une femme imaginaire. Chez moi, l’écriture est déclenchée par une vision réelle ou imaginaire qui, soudain, me traverse et m’emporte.

Grégory: Mais pourquoi ce titre?

Snayder: La première chose, chez les femmes, j`aime beaucoup les nombrils, bien faits, comme j`aime les lèvres.
La deuxième chose, ce titre est un vers de ce livre, comme j`aime beaucoup le faire.

Grégory: Cet ouvrage a été retenu pour le Prix Mila du Livre Francophone dans la catégorie poésie, comment te sens-tu après ce grand pas?

Snayder: Je me sens bien, mais sensible. Je dois travailler chaque jour pour embellir ma plume. Ce qui est important, c`est de remercier mes amis du Centre Culturel et Bibliothèque Araka, spécialement mon frère Jeudinema, qui m`ont soutenu depuis 2012.

Grégory: Quel rapport as-tu avec la littérature?

Snayder: Comme je l`ai dit tantôt, j`ai un rapport de mère et fils avec la litterature. La mère est là pour nourrir son fils. Et le dernier, doit travailler pour embellir sa mère.

Grégory : Le poète peut-il rendre le monde meilleur ?

Snayder : Je peux dire qu`un poème ressenti, aimé, épousé, peut changer, chez un être, la vision qu’il a du monde, en l’approfondissant, en la qualifiant, en l’humanisant,en l’établissant, en la fertilisant,…

Grégory:  As-tu, Snayder, des projets à venir que tu pourrais partager avec ton lectorat ?

Snayder: J`ai trois titres qui devraient être publiés en  2018. Je présenterai le résultat de mes recherches et de mes lectures au public, disons en 2020, ce sera un recueil de poèmes. Je ne sais pas encore chez quelle maison d'édition, mais ce qui est sûr c’est qu’il devrait être accessible au grand public.

Grégory: Quel conseil donnerais-tu  à un jeune poète aujourd’hui ?

Snayder: Cette question doit s`adresser à un grand, je ne le suis pas.
Peut-être une seule chose. Lire, avant d`écrire.

Je te remercie Snayder Pierre Louis pour cette interview poétique enrichissante et de ta générosité

Au plaisir de lire tes poèmes !

Propos recueillis par Grégory Jean

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