Extraits de «LE CHANT DES NÉBULEUSES» de DENISE BERNHARDT publié chez JEBCA EDITIONS

 Denise Bernhardt est née à Cannes le 24 novembre 1942, de Bernard Sylvestre et Marie-Rose Blanchet son épouse. Son enfance fut partagée entre ses parents demeurant sur la Côte d'Azur, et sa grand-mère résidant àAnnecy, ville qui très jeune l’inspire. Elle y écrit ses premiers poèmes qui attirent l’attention de son entourage. Dès 1956 elle est publiée par Le Républicain savoyard et Le Dauphiné libéré.

De retour à Cannes elle termine ses études, elle peint, dessine et continue à écrire. Sa vocation première fut l'Éducation nationale. En 1962 elle se marie avec Georges Bernhardt et la famille s’agrandit rapidement par la naissance de leurs quatre filles : Florence, Edwige, Françoise et Catherine.

Pour des raisons professionnelles, c’est l’installation à Strasbourg en 1967, et elle aura beaucoup de mal en 1982 à quitter la capitale alsacienne si vivante et si chargée d’histoire, pour la région parisienne où son mari est promu attaché de direction d’une institution de prévoyance. Elle occupe alors un poste d’agent administratif dans la même société.

À Montmorency, petite ville du Val-d'Oise, la poésie reprend tous ses droits, sous une forme personnelle autant qu’associative. Elle publie plusieurs recueils, ainsi que des articles et des recensions pour des revues littéraires.













 Je me baignerai
Dans l’eau de tes poèmes
Pour laver le mal
Laver les larmes des nuits.
Je renaîtrai dans l’eau de ton regard
Qui me fera femme belle
Pour tes mains attentives.
Nous appartiendrons au sable
A la vague amoureuse
Au souffle salé du silence
Et le matin nous découvrira
Algues enlacées oubliées par la mer.






















Quand peu à peu
Se taisent les tambours
Et que les corps s’immobilisent
Au-delà du plaisir
Dans la profusion des semences lactées,
Les paupières se ferment au monde redouté.
A l’heure où se dénouent
Les doux entrelacs de l’amour,
Les doigts s’entrouvrent
Comme des fleurs vivantes
Le sang s’apaise dans ses deltas bleutés
Et le cœur dans sa cage pourpre,
Tandis que l’âme au bord de l’abîme
Cherche déjà
La lumière d’une autre âme.



















Quand tu dors dans la nuit décalée
Au milieu des vagues apaisées,
Avec ses doigts fragiles noués à ton cou.
Quand tu dors avec son corps blotti
Dans le berceau de ton amour
Et ses cheveux mêlés aux tiens,
Le jour depuis longtemps
A blessé mes paupières
Et la mer a brisé
Mes rivages de silence.
Il ne me reste que les mots
De ton cœur trop léger
Que nos voix qui se cherchent
Dans les méandres de l’espace
Sur une route folle
Qui ne dit pas son nom.



























Je t’érotise,
Au pourpre de ma nuit,
Je t’avalise
noir
Sur ma peau,

Quand tu viens
sabre au clair
Pourfendre mes couleurs.

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